Think Tank

Plateforme d'expression

Partie intégrante d’un écosystème tourné vers l’avenir, la Fédération est au cœur des évolutions et des enjeux de l’industrie de la mode. Afin de nourrir ses réflexions, elle coordonne des rencontres, des conférences et confronte les points de vue d’acteurs du secteur

Les industries de la mode dans l'économie française

Cette étude, réalisée par l'IFM en partenariat avec la Fédération de la Haute Coutre et de la Mode (à l'époque encore appelée la Fédération de la Couture, du Prêt-à-Porter des Couturiers et des Créateurs de Mode et la Fédération Française du Prêt-à-Porter Féminin), a pour objet de :
- présenter une estimation robuste des principaux agrégats économiques sur le périmètre de la filière de la mode et sur les activités connexes, en tenant compte de l'ensemble des acteurs bénéficiant de ses retombées économiques
- proposer une évaluation de l'impact de la Paris Fashion Week sur l'économie.
Les informations collectées incluent :
- L'activité des entreprises à travers leurs chiffres d'affaires : chiffre d'affaires direct (en retail et wholesale) et revenus indirects (licences)
- Le poids des industries créatives à l'export : part des secteurs liés à la création dans les exportations françaises dans chacune des catégories de produits (mode, accessoires, horlogerie, bijouterie, parfums et cosmétiques, design et mobilier, art de vivre) et contribution du secteur à la balance commerciale de la France.
- La valeur ajoutée des entreprises qui permet de mesurer le poids de l'industrie dans le PIB français
- Les emplois représentés dans la création, la fabrication ou la distribution, en France et à l'international
- L'activité et les emplois induisent indirectement via des effets d'entraînement par les marques auprès de leurs partenaires industriels, des distributeurs, des prestataires de services.

Il ressort notamment de cette étude que la mode française représente 150 milliards d'euros de chiffre d'affaires direct, une valeur ajoutée de 2,7% du PIB et génère 1 million d'emplois en France. La Paris Fashion Week produit quant à elle 1,2 milliards d'euros de retombées économiques et 10,3 milliards d'euros de transactions commerciales chaque année.

Voir l'infographie
150 milliards d'€ de chiffre d'affaires direct
1 Million d'emplois liés à la mode
2,7% du PIB

Les enjeux du numérique

Les enjeux actuels du numérique sous toutes les coutures.

- La technologie: des puces RFID à l’intelligence artificielle.
- L'économie: « Gafanomics », comparaison des modèles dominants du e-commerce dans la mode et le luxe, nouveaux modèles économiques d’entreprises.
- Le Social (avenir du travail et robotisation)
- Exploration des outils (stratégie digitale)
- Compréhension philosophique et épistémologique des « big datas »
- Approche géopolitique du web, avec une sensibilisation à l’écosystème numérique chinois.

Technologie et soft power: le cas de l'industrie de la mode et du luxe

« C’est que ces choses, futiles en apparence, représentent ou des idées, ou des intérêts »
Balzac, Traité de la vie élégante.

La mode et le luxe sont traversés, comme tous les secteurs de l’industrie et de l’économie en général, par la révolution numérique et les technologies liées à l’industrie du futur. Les nouvelles fonctionnalités qu’elles font apparaître se croisent et interagissent avec les technologies traditionnelles. Le jeu continu et subtil entre la raison et l’émotion, inhérent à la mode et au luxe, emprunte de nouvelles voies, au même titre que celui qui lie l’innovation et la création. Le caractère multiple de cette mutation a conduit à concentrer l’analyse sur le vêtement et sa chaîne de valeur, centre de gravité du système de la mode. Sans pour autant s’y limiter, la démarche étant quoi qu’il en soit applicable à l’ensemble des produits de mode et de luxe.

La première partie du rapport porte à la connaissance du lecteur les éléments nécessaires à la compréhension de l’industrie de la mode au sens large, ainsi que les enjeux liant la mode, la création, la technologie et l’innovation.

La seconde partie traite plus particulièrement de ce qu’il est usuel d’appeler la Fashion Tech et qui concerne d’une part l’innovation textile et d’autre part les innovations technologiques provenant de la révolution numérique. La typologie retenue se réfère à l’internet des objets, la blockchain, l’intelligence artificielle, l’automatisation, la fabrication additive et les technologies immersives. Ainsi, le big data n’est pas pris en compte en tant que tel mais en tant que composante des technologies immatérielles mentionnées, notamment de l’intelligence artificielle.

La troisième partie examine l’ensemble des implications et actions de transformation émanant des acteurs/parties prenantes du secteur (entreprises/marques, écoles, institutions professionnelles, pouvoirs publics, etc…) ainsi que les nouveaux enjeux juridiques induits par les nouvelles technologies.

A l’issue de ce diagnostic général, trois scénarios sont identifiés pour cerner ce que peut être le devenir de l'industrie de la mode et du luxe : une transformation limitée aux grands acteurs du secteur, ou bien une transformation étendue à des institutions aptes à former de nouvelles compétences et à accélérer le processus, ou bien encore une transformation s’étendant à l’ensemble du secteur. Des recommandations sont ensuite formulées afin que la mutation technologique, qui n’en est qu’à ses débuts, bénéficie au mieux au secteur de la mode et du luxe, permette l’éclosion et la diffusion des nouvelles compétences requises et enfin amplifie l’importance économique du secteur ainsi que le soft power qu’il exerce dans le monde, et à travers lui celui de la France.

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